Vendredi 1 février 2008 5 01 /02 /Fév /2008 11:34
Depuis sa création en 1986 à Paris par les frères Guillemots, Ubisoft a eu beaucoup de mal à dégager des profits car ses investissements initiaux étaient très lourds, le coût de développement d’un jeu est très important et surtout la concurrence est de taille face à des sociétés telles que Electronic Arts, Vivendi Universal Games, Infogrames …. Pour contrer cela, les frères Guillemots qui sont les fondateurs de la marque, vont profiter des pays à avantages fiscaux. Ils vont installer Ubisoft au Québec car le gouvernement leur propose de payer la moitié des salaires si Ubisoft embauche. Environ 1000 personnes sur 2300 salariés, travaillent à Montréal. De même, ils ont profité des pays en développement pour assurer la production des jeux ; la Chine avec ses faibles salaires va permettre de diminuer les coûts de production. Début les années 1990, Ubisoft s’est affirmé avec un best seller encore bien connu de tous : Rayman. Ce premier jeu phare va permettre à la société d’améliorer ses résultats durant dix années grâce à l’effet de série et la qualité des nouveaux graphismes. Des meilleurs résultats qui vont permettre, grâce à une gestion financière très stricte des frères Guillemots, à la société d’améliorer sa capacité de financement donc lui permettre d’investir de nouveau. Ubisoft met en place une politique de qualité de jeu et de graphisme sur un panel de consoles très large. Aujourd’hui, la société est la première de son marché en France et elle est une des seules à résister à la crise stagnante qui s’impose au marché du jeu vidéo.

Ubisoft est aujourd’hui une société ayant une très bonne santé financière, depuis seulement trois ans, elle diminue considérablement son endettement et donc celle-ci dégage des capacités d’endettement raisonnable lui permettant de viser des objectifs très haut. Entre 1996 et 2005, la société a su multiplier par dix son chiffre d’affaire et par cinq son résultat. En 2000, pendant que ses concurrents achètent des droits d’auteurs comme NBA, NHL, Ubisoft rachète les studios Redstorm pour 45 millions de dollars et The Games Studio et donc prend la possession de ses futures marques clés : Tom Clancy, Prince of Percia, Myst. Ceci montre une réelle prise de valeur de la société. Elle prend de plus en plus de parts de marché et c’est ce qui fait qu’en 2004, alors que la crise s’installe, Electronic Arts s’empare de 20% du capital de la société française. Alors que les fondateurs ne détiennent plus que 17%, le doute entre en compte dans les choix de stratégie et de politique de gestion. Est-ce qu’Electronic Arts veut s’emparer du contrôle d’Ubisoft ou veut il acquérir toute la société ou encore est-ce juste un placement de la firme Américaine ? Ubisoft doit elle se protéger contre une possibilité d’OPA (Offre Publique d’Achat) ou contre une possible entrée d’Electronic Art au conseil d’administration ?
Du point de vue financier, le problème est de taille car aujourd’hui, Ubisoft est le 5ème studio de développement du monde et Electronic Art et le premier. La différence entre les deux entités est énorme puisque EA peut financièrement racheter Ubisoft à tout moment tellement son capital, sa trésorerie … sont supérieur à ceux d’Ubisoft. Le gouvernement Français tente d’aider le marché en voulant accorder des crédits d’impôts aux développeurs français mais la stratégie risque d’être inutile si Electronic Arts décide de procéder à une OPA.

Politiques internes :

La société est divisée en différents secteurs qui ont des activités bien différentes. Au sein de deux métiers qui sont la programmation de jeux vidéo et le développement de nouveaux scénarios, on peut différencier 3 segments stratégiques : le jeu de téléphone portable, le jeu de console et d’ordinateur et le jeu en ligne :

- Les jeux de téléphones portables sont créés et développés par la marque LudiWap qui est dirigée par Michel Guillemot. Elle trouve son activité dans un marché émergent en pleine effervescence qui offre de plus en plus de possibilités quand aux technologies. Les téléphones portables évoluent de jours en jours et LudiWap essaie d’exploiter ces capacités le mieux possible pour fournir une qualité graphique et de performance exceptionnelle. Son ciblage vise tout les propriétaires de téléphones mobiles, le but étant de divertir dans un premier temps le consommateur lors des ses instants perdus. Bientôt, on verra apparaître un nouveau type de jeu consistant à marier les jeux de téléphones avec les jeux en ligne. C'est-à-dire que les jeux de téléphones pourront se jouer via internet avec d’autres consommateurs également connectés. Ces jeux étaient jusqu’à aujourd’hui simplistes et gratuits mais une nouvelle vague de jeux payant arrive et permettra aux utilisateurs de jouer à des jeux très longs avec des graphismes de haute définition. Il y aura donc d’ici peu de temps, deux types de jeux accessibles sur téléphone : les jeux courts sans scénario (ex : tetris ; majhonj …) et des jeux longs adaptés de jeux de consoles ou de films. Pour un prix lors du téléchargement allant de 3 à 5 euros, LudiWap propose un service vraiment pas cher et donc va permettre de développer ce marché naissant et par la même occasion va créer sa propre demande. La stratégie de LudiWap est donc une stratégie de diversification, créant un nouveau produit sur un nouveau marché.


- Les jeux en ligne dont la création revient à la marque Gameloft, qui est dirigée par Gérard Guillemot, s’est fortement développée depuis 4 ou 5 ans et est aujourd’hui un des marchés du jeu vidéo le plus prometteur car son lancement est fait donc assuré et la demande croit de plus en plus fort. Le jeu en ligne vise lui un éventail de joueur plus restreint dans les conditions mais peut être pas dans les quantités. Les utilisateurs ciblés sont les jeunes joueurs réguliers de 14 à 30 ans. Le principe du jeu en ligne est une mise à disposition d’une plateforme de jeu sur laquelle plusieurs joueurs vont se retrouver au même moment pour jouer au même jeu. L’intérêt de ce service est de facturer mensuellement un abonnement pour l’utilisation de la plateforme. Ceci permet à la marque d’obtenir des revenus réguliers et de fidéliser un peu plus sa clientèle sur les marques phares d’Ubisoft. Sur un marché croissant mais déjà existant, Gameloft propose de nouveaux produits, donc suit une stratégie d’extension par le produit. De plus en plus, une combinaison entre jeux en ligne et jeux de console est proposée : le joueur achète le jeu et peut accéder et souscrire à la plateforme du jeu correspondant pour compléter l’utilité (ex : Splinter Cell s’achète pour jouer en solitaire mais il y a aussi un mode en ligne qui est proposé pour améliorer la satisfaction de l’utilisateur). Un abonnement allant de 5 à 30 euros par mois permet à Gameloft d’avoir des revenus réguliers sans avoir de problèmes de logistiques ou de mise en production ou de délais, ce qui permet de diminuer un maximum de coûts et donc de diminuer les prix pour attirer plus de clients potentiels.

- Les jeux de consoles ou d’ordinateurs vont avoir une politique différente, puisque ceux-ci ont pour but de maximiser les scénarios dans les best seller de marques bien connues de tous comme Tom Clancy, Prince of Percia … et ont des conditions de production telles que les délais de gravure des DVD, la logistique … Ubisoft, qui est dirigé par les trois derniers frères Guillemot dont Yves le PDG de la société, réalise la conception des jeux. Sur ce marché, Ubisoft propose des marques phares sur lesquelles elle base toutes ses recherches et ses développements. Le principe va être de concevoir des jeux complets aussi bien en termes de graphismes que de performances et de scénarios. Le prix de ce bien va avoisiner les 50 euros avec parfois un supplément si le jeu possède une plateforme d’utilisation en ligne. Ubisoft va aussi se charger de développer les améliorations et les sondages qui permettent aux jeux d’être faits en fonction des attentes des joueurs. La stratégie d’Ubisoft va être une stratégie d’extension par le produit. De plus, le rachat de la licence Driver auprès d’Infogrames permet à Ubisoft de commencer à programmer des jeux de courses automobiles, qu’elle ne pouvait pas faire avant.

Politiques externes :

La politique externe de la société est la politique d’investissement et de choix stratégiques que va faire Ubisoft pour se diversifier ou pour grossir, les politiques d’acquisitions, de fusions, de partenariats … L’intérêt de la politique externe est de trouver la meilleure stratégie pour s’emparer du marché. Contrairement aux politiques internes qui avaient pour but de maximiser la qualité du produit et minimiser le coût de revient, les politiques externes vont induire le positionnement sur le marché et le ciblage des clients. Pour les dirigeants, l’indépendance d’Ubisoft est primordiale. L’éditeur tient à conserver sa totale indépendance en termes de décision et ne veut pas que l’intégration d’Electronic Arts au capital de la société ait une influence sur les décisions prises et sur les ambitions de la société. Pour le moment, Electronic Arts ne détient pas de siège au conseil d’administration et Ubisoft fera tout ce qu’elle peut pour ne pas lui en laisser. L’OPA probable d’Electronic Arts sur Ubisoft oblige Ubisoft à chercher des solutions et des dispositions pour éviter ce rachat et oblige aussi Ubisoft de tenter de récupérer ses parts en rachetant les actions qu’Electronic Arts a pu acheter en 2004.
Dans les politiques externes, on peut mentionner la ferme intension d’Ubisoft d'investir en France si les crédits d’impôts sont acceptés par la commission Européenne. Dans le cas contraire, Ubisoft profitera de son pôle au Canada qui lui permet tout de même de défiscaliser et d’économiser un maximum de capitaux.
Ubisoft qui est 3ème éditeur de jeux vidéo en Europe, 4ème éditeur en Asie et 5ème éditeur aux USA veut également renforcer ses positions pour profiter un maximum de la forte croissance prévue dans les prochaines années.

Etat financier :

Aujourd’hui, le chiffre d’affaire de la société est en forte croissance et est supérieur au taux de croissance du marché, ce qui montre que la société sait profiter de ses avantages concurrentiels. Son chiffre d’affaire avoisine les 547 millions d’euros avec une marge brute de 65% et un résultat net de 20 millions d’euros. Ce résultat a considérablement augmenté durant ces 10 dernières années et cela grâce à une gestion très ferme de la part des frères Guillemot. Mais le plus important est je pense que son endettement diminue amplement et qu’il lui permette maintenant de se créer une trésorerie importante.

Avenir et avis personnel :

Le principal et actuel problème d’Ubisoft est de trouver une stratégie permettant d’éviter l’OPA probable d’Electronic Arts. Je pense que pour éviter une OPA, il est intéressant d’acquérir ou de fusionner avec une autre entité afin d’augmenter le capital social et donc d’apporter des difficultés à la société voulant racheter de faire son OPA. Aujourd’hui, on entend de plus en plus parler d’un rapprochement voir même d’une fusion entre Infogrames et Ubisoft, ce qui permettrait peut être à ces sociétés de se prémunir contre une OPA hostile de la part d’Electronic Arts.
Je pense qu’il n’est pas intéressant d’attendre le rapport de la commission Européenne sur l’accord des crédits d’impôt car le résultat risque d’être négatif du fait que ceci ne profiterait qu’au marché français et que ça pourrait être vu comme un concurrence déloyale de la part des autorités internationales.
Une dernière solution serait peut être de profiter des bons résultats des années passées et des prévisions de croissance pour racheter des actions de la société afin que la famille Guillemot s’assure de conserver le pouvoir décisionnel de la société et de diminuer les probabilités qu’Electronic Arts ait des sièges au conseil administratif .S’il y a destruction d’actions par rachat de la société de ses propres actions, alors le pourcentage de parts détenues par les Frères Guillemot sera plus élevé.
Par Timothée Heyman
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Jeudi 20 décembre 2007 4 20 /12 /Déc /2007 11:20
Dans un premier temps, l’étape la plus importante du groupe est la fusion des deux sociétés Pernod et Ricard, qui permet au groupe d’obtenir une forte capitalisation et donc une forte capacité d’endettement. Cette possibilité d’emprunt a permis au groupe de racheter des marques stratégiques dans son domaine qui est les spiritueux. Le premier a été Campbell Distiller l’année même de la fusion des deux sociétés. Cette fusion était nécessaire pour pouvoir effectuer ce rachat. Dans un second temps, on remarque que le groupe a acquis plusieurs marques de whisky pour contrer la concurrence des marques émergentes à travers cette période de forte croissance de la consommation whisky. Quelques années plus tard, en 2001, le groupe Pernod–Ricard opère le rachat en partie de Seagram, plus gros concurrent de l’époque et s’octroie les parts de marché du groupe ce qui permet à Pernod–Ricard de passer de la 7ème place à la 3ème place au niveau mondiale dans le classement des distributeurs de spiritueux. En 2005, l’acquisition du numéro deux mondial des spiritueux (Allied Domecq) offre justement cette place au groupe. La société atteint donc une capitalisation de près de 15 milliards d’euros. Mais à travers ce parcours, quelques écarts de stratégie ont poussé le groupe à acheter des marques non stratégique pour lui et dont il se débarrassera rapidement (exemple de SIAS MPA et d’Orangina)

Dans une vision globale et actuelle de l’activité du groupe, nous pouvons dire que le positionnement sur le marché des spiritueux était initialement basé sur les boissons anisées dans lesquelles la fusion du groupe leur a permis d’avoir une position dominante. Quelques temps après, l’accroissement du marché du whisky, impose au groupe d’élargir ces activité et donc son positionnement. Celui-ci se voit agrandi à d’autres types d’alcools, brandy, rhum…, après acquisition des marques stratégiques.

De par son activité, le groupe Pernod-Ricard voit se vendre ses produits dans le monde entier et doit donc pour cela, tenir des politiques différentes selon le pays dans lequel il se situe. En majorité, ces politiques se ressemblent fortement sur un même continent. Pour l’Asie, le marché est en pleine ouverture et offre beaucoup de possibilités de pénétration forte dans les alcools forts. Les Amériques, quant à elles, offrent des perspectives de croissance de marché. Le groupe est déjà bien intégré mais a toujours quelques difficultés à s’imposer face au numéro un mondial (Diageo). L’Europe reste dynamique mais sur deux axes bien différents. L’Europe de l’Est est stable en termes de demande alors que l’Europe de l’Ouest demande de plus en plus de produits.
Donc malgré la croissance importante de la demande en Asie, le groupe réalise son chiffre d’affaire en majorité en Amérique et en Europe avec respectivement 26 % et 28 % du CA.

Les facteurs de succès du groupe sont très nombreux mais les plus importants sont les suivants :
- Fusion des sociétés Pernod et Ricard.
- Développement d’un centre de recherche.
- Lutte contre l’alcoolisme.
- Management très varié selon les pays et les mœurs.
- Diversification des produits en même temps que les demandes de marché.
- Rachat de Seagram.
- Rachat de Allied Domecq.
- Décentralisation du centre de décision : chaque pays possède son propre centre qui évalue la meilleure politique pour le pays en respectant les besoins et habitudes locaux.

A travers ses acquisitions, son organisation et sur son marketing, le groupe Pernod-Ricard a parfois fait des choix non stratégiques qui par la suite se sont avérés être des entraves au bon fonctionnement du groupe. En voici quelques uns :
- L’emprunt pour le rachat de Seagram a été assez lourd. De plus, cette même année, le groupe a racheté 2 autres sociétés.
- Certaines acquisitions ont été inutiles, non stratégiques car les activités de ces sociétés sortaient du courant des activités du groupe. Les difficultés de gérer des sociétés ayant un produit proche (boisson) mais dont le positionnement marché et dont le ciblage client étaient trop différent ont obligé le groupe à revendre ces sociétés (exemples de T’NT, CDF …).
- Une large gamme de produits à valoriser (environ 200) pour un chiffre d’affaire dont plus des 2/3 proviennent de seulement 14 produits clés.

Je pense que pour une société de cette taille, le reversement de dividende est faible. Dans une société banale, le taux de reversement est souvent proche des 2,5% du résultat alors qu’ici, le groupe Pernod-Ricard reverse seulement 1%. Je pense que comme le principal actionnaire du groupe est la famille Ricard, le reversement de dividendes n’est pas une priorité puisse qu’elle se suffit d’un faible pourcentage pour vivre. Le problème réside dans la satisfaction de l’actionnaire minoritaire qui préfèrerait un meilleur revenu.
Sinon, dans la politique générale du groupe, je trouve très bien une multitude de mesures :
- Le rachat de Allied Doomecq permet à Pernod-Ricard de doubler ses parts de marché aux Etats-Unis. Pays où le groupe a quelques difficultés.
- Décentralisation et respect des besoins et habitudes locaux.
- Vend tous ce qu’il produit et produit tous ce qu’il vend.
- Respect de ses ambitions : annonce qu’il sera proche du numéro un d’ici 10 ans. Actuellement numéro deux.

La valeur d’une société est égale à son Actif Net Comptable, qui est lui-même égal aux actifs moins les dettes et donc il permet de voir l’évolution de la valeur de la société à travers le temps de façon assez simple. Plus l’activité de la société est bonne, plus sa valeur va augmenter à un taux important.
- ANC 2005 = 3 100 000 000
- ANC 2003 = 2 730 800 000
- ANC 2002 = 2 514 700 000
De même, il existe d’autres indices permettant de comprendre mieux le monde dans lequel évolue le groupe, qui sont la marge brute permettant de voir si la société vend bien ses produits ou si elle brade et la rentabilité qui permet de savoir si le résultat du groupe est une part importante du chiffre d’affaire.
- Marge brute constante et égale à 65%.
- Rentabilité 2005 = 12,5%
- Rentabilité 2004 = 13,5%
- Rentabilité 2003 = 13,5%
- Rentabilité 2002 = 8,7%
Il est important aussi de regarder le niveau de reversement de dividendes. Celui-ci est ici très faible ce qui permet au groupe Pernod-Ricard de maximiser sa capitalisation de capitaux et donc de maximiser sa capacité d’endettement. Le groupe a donc une assise financière excellente. Une petite difficulté réside tout de même dans l’emprunt passé pour le rachat de la société Allied Domecq (1,4 milliards d’euros).

Le groupe Pernod-Ricard a réalisé que les marchés Asiatiques et Américains étaient les locomotives de sa croissance. De ce fait, le groupe a doublé ses investissements sur ces marchés afin d’asseoir sa place et concurrencer davantage le numéro un mondial (diageo). De plus, les études montrent des possibilités de positionnement sur le marché Indien représentant 1,1 milliard de consommateurs. Ce positionnement leur permettrait d’augmenter leurs parts de marché et surtout de stimuler la croissance du chiffre d’affaire donc par connections d’augmenter leur capacité d’endettement et leur capacité d’acquisition. En effet, le groupe envisage de nouvelles acquisitions comme par exemple le rachat d’un groupe Russe producteur de Vodka. Il est clair qu’avec la hausse de 68% de son chiffre d’affaire dont 61% expliqué par le rachat d’Allied Domecq, le groupe a vu sa capacité d’endettement croître et cela ne fera que s’intensifier au fur et à mesure de l’intégration totale d’Allied Domecq. Tout ceci laisse présager que Pernod-Ricard aura les moyens de se lancer dans de nouvelles acquisitions et d’atteindre son objectif : être le numéro un du marché.

Le groupe a su se tenir sur une seule et même ligne conductrice en termes de stratégie et de maintenir celle-ci grâce à trois éléments primordiaux :

- Un empire et toujours le même empereur : depuis sa création le groupe est toujours sous l’influence du même homme qu’est Patrick Ricard. Celui arrive en fin de carrière et devrait penser à assurer une relève de qualité pour la suite des opérations du groupe.
- Un staff fidélisé : la mise en place d’une rémunération à part variable selon les performances de chaque individu permet une motivation exemplaire de tous et une adéquation totale avec la stratégie de la société. Les commerciaux ont pour leur part un revenu variable en fonction des contrats qu’ils vont signer avec les clients alors que les cadres de leurs côtés sont gratifiés par ce même type de rémunération et l’octroi de stocks options ou actions préférentielles.
- Recentrage des activités du groupe : Pernod-Ricard s’est vite aperçu que l’acquisition de marques hors vins et spiritueux étaient un poids inutile pour la société et un choix ne correspondant pas à leur stratégie de long terme.
Par Timothée Heyman
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Mardi 13 novembre 2007 2 13 /11 /Nov /2007 20:02
J'ai  décidé, afin de mettre en valeur  mon diplôme, de réaliser une année à l'étranger, plus précisément en  Espagne, à Madrid. N'ayant eu jusqu'alors aucune expérience de vie à l'étranger, je voulais acquérir de l'autonomie et être confronté à moi-même dans un environnement inconnu, me "tester" en quelque sorte. Je pense avoir largement rempli mes objectifs de départ, et même bien au delà. Je suis parti  là-bas le 24 septembre 2006 et j'en suis revenu le 22 septembre 2007 soit une année complète.  Les premiers jours sont certainement les plus difficiles : difficulté de compréhension tout d'abord, de se retrouver seul, etc.... Cependant, passé ce cap,  l'Erasmus est enfin vraiment ce qu'on était en droit d'espérer en partant, c'est à dire rencontrer des gens de tous horizons, visiter et découvrir tout ce qui nous entoure, sortir et échanger autour d'un verre,....bref c'est une véritable ouverture d'esprit, indispensable à mon avis surtout à notre époque, et étant donné les opportunités qui sont offertes afin de nous faciliter les démarches. J'ai eu de plus la chance de vivre avec un préuvien, qui m'a appris bien des choses, le castillan bien sûr, mais au delà de ça sa vision des choses bien différente des européens, et avec qui je garde contact. Par ailleurs, l'association erasmus étant très active à la Carlos III , j'ai eu la possibilité de voyager énormément à travers l'Espagne. Nous fûmes à Salamanque, Ségovie, Tolède, Cordoue, Barcelone, Grenade, et bien d'autres lieux encore ! en bref un joli tour de la péninsule ibérique.
Pour finir,  je choisis de rester 3 mois de plus l'été pour réaliser un stage à la Sodexho, mais ceci fera l'objet d'une étude dans un article ultérieur.
En définitive, cette expérience m'a énormément apporté : au niveau linguistique tout d'abord puisque je maîtrise désormais très bien le castillan, humainement ensuite de par les personnes que j'ai pu rencontrer là-bas et qui m'ont énormément appris, culturellement enfin cette année a été très prolifique, Madrid offrant en effet de nombreux musées, ce qui m'a offert la possibilité de m'initier à la peinture espagnole, Picasso, Goya, et autres Velázquez. Une exprérience définitivement inoubliable et que je recommande à tous....
Par Timothée Heyman
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Samedi 10 novembre 2007 6 10 /11 /Nov /2007 10:18

Timothée Heyman

21, rue d’Hébécourt
80680 Rumigny
06 72 06 86 03
theyman@wanadoo.fr

 22 ans, né le 19 avril 1985 à Lens (62), Nationalité Française

Permis B

Formation académique

2007 - 2008           
Master 1 Finance d’entreprise et des marchés, Faculté Catholique de Lille

2006 - 2007            Licenciatura de Economía, Erasmus, Université Carlos III, Madrid

2003 - 2006            Licence de sciences économiques, Faculté Catholique de Lille

2002 - 2003            Institut Supérieur d’agriculture de Beauvais

2002                        Baccalauréat série Scientifique - Lycée La Providence, Amiens

Expériences professionnelles

Juillet-Août 2007      Assistant responsable service financier de Sodexho Pass Espagne, Madrid

    2 mois                   Réalisation d’opérations de comptabilité à l’aide du logiciel Halcon, gestion des paiements par chèque, suivi client

 Avril-Mai 2006           Analyste financier, secteur des Opération immobilières, Société Générale Amiens

    1 mois ½               Analyse financière de dossiers de crédits de prêts aux particuliers, mise à jour de la base de données du suivi client

 

Juillet 2005               Vendeur à Auchan, Dury-les-amiens

    1mois                    Maintenance de rayons, mise en place d’une tête de gondole

 

 

Juillet 2004               Commercial sédentaire au centre d’appel du Crédit Agricole, Amiens

    1mois                    Mise à jour de la base de données clients, phoning, enquêtes téléphoniques


Compétences linguistiques et informatiques

Langues                   Espagnol : courant (lu, écrit, parlé)

Séjour Erasmus à Madrid (1 an)

                                    Anglais : bon niveau (lu, écrit, parlé)

Séjours linguistiques en Irlande et en Angleterre (1 mois).  

TOEIC 670                

                                    Italien : débutant

Informatique             Maîtrise des logiciels Word, Excel, Access, PowerPoint. Internet


Centres d'intérêt

Sport                          Randonnée, alpinisme, endurance (cross, semi-marathon), tennis, tennis de table

 Loisirs                       Cinéma, littérature (historique), bande-dessinée



Par Timothée Heyman
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Texte Libre

Nom : Timothée Heyman
Lieu : Rumigny, Picardie/Somme, France

Je suis actuellement en première année de Master Finance d'Entreprise et de Marché de l'Institut Catholique de Lille en Faculté Libre de Sciences Economiques et de Gestion. Je rentre d'une année en Espagne où j'ai réalisé mon Erasmus. Je voudrais travailler comme conseiller en fusions et acquisitions. Mais je serais tout de même très heureux si je pouvais décrocher un poste d'analyste dans un fond d'investissement.

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